Merde, on va faire une pause !

Merde, on va faire une pause !
Merde, on va faire une pause ! Ça sert à rien de ressasser tout le temps, de penser à ce qu'on aurait du faire et à ce que aurait surtout dû éviter, maintenant c'est fini. Toute cette merde, c'est fini, on tourne la page enfin. Cette page bien remplie, où l'on n'a jamais cessé de rajouter de lignes au fil des jours. Maintenant on y met le point final.
"C'est un nouveau chapitre qui commence". Il a raison, hélas. Depuis le temps qu'on y pense, depuis le temps qu'on attendait que ce moment, le moment de dire, que maintenant plus rien n'a d'importance, que la vraie vie commence ici. Pendant trois ans, on a tout critiqué, on s'est dit, que merde, ça n'en valait pas la peine. On avait tort. Aujourd'hui, on regrette, on repasse tout dans notre tête, dans tous les sens, on a pas peur d'user nos souvenirs, nous. Jamais. On est comme ça, nous, on pense, on se souvient, et merde ça nous fait peur de quitter tout ça, de nous quitter, de vivre toute seule, de vivre loin. On flippe devant cette putain de page blanche, qui attend qu'on écrive dessus, mais putain, comprenez-le, on a peur de faire des ratures. On flippe, c'est normal. Alors, on flippe encore plus quand on pense, que l'on perd tout, ou que l'on risque de tout perdre. Alors, on pense, et la nostalgie ne va qu'un temps, après forcément faut aller de l'avant. Merde, on va faire une pause ! On ne réfléchit plus, j'commence à croire que c'est mauvais, on respire, on profite des quelques jours de soleil, on bronze, c'est futile mais c'est bon. Si je ne pense plus, je ne penserai plus à lui. Jamais. Je sais que je n'y arriverai pas sans lui, faut qu'il soit à mes côtés, faut qu'il m'énerve, faut qu'il m'aime, faut qu'il me fasse rire, faut qu'il m'apprenne à grandir, comme il l'a fait pendant tout ce temps.
Allez, courage, les filles ! Je vous connais, on va pas perdre, on s'en ai toujours sorti. Mais moi, je ne peux y arriver que si vous me soutenez ! J'ai besoin de tout ça ! Alors, merde on fait une pause ! J'en ai marre de flipper, j'en ai marre de pleurer ! On profite du soleil, on fait une pause, y'a plus d'excuses pour la nostalgie, elle va se terrer quelque part, loin, je veux plus, plus pour l'instant.
Merde, on fait une pause ! En fait, c'est juste une pause, c'est pas la fin, pas encore.

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 09:42

The LDD and the Green Cabaret...

The LDD and the Green Cabaret...
Article à venir, laissez moi le temps de me remettre de tout ça !
<3
Le soleil, les histoires d'amour, la musique, tout ça réchauffe le c½ur et la peau, il faut un temps d'adaptation à la pluie, réapprendre à dormir seule, même si c'est dans un lit, laissez moi le temps d'accepter que ce soit la fin.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 08:41

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 14:53

"Bon", j'ai dit. "On va s'asseoir tous les deux et causer un moment."

" T'es mon amour et tu vas m'aimer."
" Une autre fois. Pas ce soir. Je suis crevé."

L' après-bac. Merde. Depuis le temps qu'on l'attendait. Maintenant, on se regarde, on tente de faire machine arrière, mais on serre les dents et on avance. On ne nous avez pas prévenu, on nous avez pas dit qu'on s'en prendrait plein la gueule. Regarde nous. Si, si, regarde nous bien : nos sourires n'ont plus le même éclat, nos yeux se brouillent de plus en plus souvent, nos peurs refont surface, et il y a toujours cette putain de sensation désagréable, cette impression, le sentiment que nos vies nous échappe.
Toutes les deux sur la terrasse d'un café, on sourit tristement en se disant que, en fin de compte il n'était pas si mal le temps du lycée, celui que l'on a eu envie de quitter de si nombreuses fois, pourtant il était rassurant. J'crois que c'est ce qui nous manque. Quelqu'un qui nous guide. J'pensais qu'il était parti, mais il est toujours derrière moi. Tant mieux car je ne fais que des bêtises, des bêtises quand il n'est pas là. Quand même Sabine Paturel arrive à résumer votre vie, c'est qu'on touche réellement le fond. Alors on s'effondre dans les toilettes du Discount. Un jeudi soir. Pourquoi tout se passe toujours un jeudi soir ? J'avais raison, j'ai jamais aimé ce jour. On se revoit encore coché la case "relation sérieuse", puis on s'entend dire "il faut mieux qu'on arrête là", puis on explique à la dame "qu'on est un petit peu en froid en ce moment". Elle vous regarde d'un air compréhensif et vous parle d'autre chose comme si de rien n'était. Merci. Fin de l'acte.
De toute façon c'est bien normal, cette année, c'est l'année des A, c'est pour cela que ça pouvait pas marcher. Au volant de sa voiture, on a les jambes qui tremblent, on attend le résultat dans la salle, cette fois-ci, t'es toute seule et tu as même pas prévu les mouchoirs en cas de catastrophe. Putain de claque dans la gueule j'ai envie de dire. Mais on repart le sourire aux lèvres, tout ça c'est fini, on fait défiler les noms du répertoire téléphonique, on se rassure en se disant qu'en cas d'envie, je trouverai toujours de quoi me faire baiser.
On se jette dans les bras du désir, on déambule dans les couloirs d'un endroit qui n'est pas le notre, que joue avec notre envie, on frôle des doigts ce qui ressemble au paradis. Ce sera pour l'année prochaine. Quand on sera en colloc' avec les filles. Je sais, on fait chier tout le monde en parlant que de la prépa. Mais c'est comme une secte, on n'en sort pas indem. C'est ce qu'on se dit pour se rassurer, c'est juste une excuse pour ne pas avouer nos névroses. Je ne sais même pas comment conclure, car on est seulement fin octobre et tout déjà se précipite et se bouleverse tellement que je ne savais même pas par où commencer. Alors, j'vous demande d'attendre le mois de juin pour la conclusion. Si jamais on arrive jusqu'au mois de juin. Putain c'est loin le mois de juin !

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 18:18

Tu vois, je te l'avais dit que ce putain de jour allait mourir. Regarde bien ce bar, comme on est peinard.

Tu vois, je te l'avais dit que ce putain de jour allait mourir. Regarde bien ce bar, comme on est peinard.
« J'ai un peu la gerbe. Paulo. Je le suivrai au bout du monde. Tiens c'est comme si c'était l'ensemble de mes potes. Un bout de chacun. Avec tous les c½urs à la fois. Ah ma belle gonzesse tu m'as tué la tête. C'est pour ça que je l'aime, Paulo. Parce que, c'est ma seule famille. C'est l'endroit où je suis. Ce que je suis. Peut-être bien éperdu mais pas perdu. Je peux les toucher eux. Ils sont beaux et pauvres. Il n'y en a que pour l'ivresse. Chaque jour recommencer. Les ombres immobiles des poubelles sont fraternelles. Nous sommes responsables que de poésie. Paulo, je le finirai un jour ce roman maudit dont tout m'échappe. Pour toi, Paulo !
T'inquiète pas. Un jour je serai où je vais. Je suis con ou quoi ? Voilà que je fais dans la revanche. C'est pas mon genre pourtant. Je sais pourquoi. C'est parce que je voudrais bien qu'on nous donne du MONSIEUR de temps en temps. Comme si on était célèbres quoi ! Dans le genre écrivain qui fume la pipe, concentré, dans les brasseries. Et non pas, il peut y avoir de la fumée sans feu.
Paulo c'est le mec qui aime les belles choses. Pas dans le genre placard. Moi je mets plus de temps. Je suis plus lourd. Je peux aussi faire dans le genre romantique qui voudrait toutes les baiser.
J'aime pas ce mot. Je suis pas sûr de pouvoir leur donner de l'amour et ça m'éc½ure. Je voudrais être tellement généreux. Un peu comme Paulo qui danse et qui voit le coup de chagrin dans mes mirettes. Son clin d'½il vaut de l'or. Il vient de me rendre riche. Les mines du roi Salomon. Comme si le chagrin d'amour c'était normal. Que le pays était dur. Que la tâche était terrible et le voyage très long pour atteindre un nouveau monde. Le clin d'½il du frangin toujours. Même loin. »

C'est beau une ville la nuit, Richard BOHRINGER
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# Posté le samedi 15 novembre 2008 11:15