Eurovision...

Eurovision, raviolis et gâteau au chocolat. C'était le programme de notre soirée demi-finale de l'Eurovision chez Maryne !!!! Juste après notre retour de Lille, il faut encourager les FATALS PICARDS (j'ai plus de forfait, Paul ne saute pas, Ivan tu t'es gouré, ils sont beaux, bien coiffés, oaui ils se lachent, on se tient les mains comme devant la star ac') mais bon ils ont GAGNES !!!!!!! "I remember jolie demoiselle"... Devant la télé, c'était soirée langue de putes "t'as vu ses dents, rails et fines herbes, il est gay c'est pas possible, elle chante mal, etc"
Puis retour en voiture, toutes fenêtres ouvertes "VIVE LES FATALS" avec la cassette en marche:
"Bernard Lavilliers t'as même connu macGyver à l'époque ou t'étais coiffeur"
"Entre chaque cours une bière et un joint, c'est quand même pas de gros besoins"
"Mon père était tellement de gauche,que lorsqu'il est parti la gauche est partie avec lui"
"Tu grooves autant qu'un joueur d'échecs asthmatique"
"Et je me sens comme Devilliers à Mikonos comme une baleine dans microcosmos"
"On va pas parlé racisme, on va pas être d'accord"
"Si on faisait la cuisine avec des dictateurs : «on merci, moi ça va j'ai pas très faim ..»"
"Je veux lui dire que son mari s'est cassé parce qu'elle est conne et moche"
"Et moi je chante en espagnol ohohoh"
"Monter le, monter, monter le pantalon"
"Je sais bien que c'est grotesque d'être Gothique, le matin devant son bol de Nesquick !"
"Va chanter sur la montagne (attrape le cancer)"
"Je suis un être à la recherche, non pas de la vérité"
"La seule glace qu'elle peut regarder c'est une vanille de chez Ed"
"Ca me gène pas, si je dois être le seul à Tryo qu'applaudit pas"
"Si vous êtes une femme, vous perdrez du poids si vous êtes un homme votre femme en perdra..."
"Mais mon chat il est mort d'une cirhose des moustaches"
"T'as pas l'spirit pour faire du skate"

Après une petite soirée de beaufs avec confessions intimes : On va pas faire un crédit pour acheter des nénés, on va pas se mettre dans l'trou pour une paire de nichons"
Eurovision...

# Posté le dimanche 11 mars 2007 13:19

Une soirée...

Une soirée...
Une soirée chez ma ptite Laurette. Une soirée entre fille (enfin non y'avait Blaise quoi), approvisionnement chez l'Arabe (désolée pour la bouteille de rosé mais tout coutait cher) et dans le bar de maman, confection du C.H.E.Lu.L (pour jouer quand on est déjà bourré lol), pouilleux massacreur, pile ou face et le fameux jeu du Wizz !!!
Wizz; Blop; Jump; Contre... Mais c'est logique, tu peux pas bloper un blop !!!
Petite soirée bien symatoch' à refaire !!!
Dsl encore une photo hors contexte mais c'est prouvé on ne fait pas assez de photo !!!

# Posté le dimanche 11 mars 2007 13:34

Modifié le vendredi 16 mars 2007 20:44

Une soirée...

Une soirée...
Une soirée le lendemain même chez Thibaut. Petite soirée tranquillou : bières, pizzas, cigarettes et nouvelle star !!!! On a pu voir un mec qui fait du R'n'B intelligent et un rugbyman émotif !!!
Ensuite petite déprim' de célib devant la rupture lol !!!

# Posté le dimanche 11 mars 2007 13:43

Victoire de la musique...

Victoire de la musique...
Juste une petite chanson de Mali, histoire d'avoir plein d'images qui reviennent en mémoire :

Le premier amour est toujours le dernier
Ah le vieil adage au parfum démondé
She's so lovely
Sur la pointe des pieds
J'ai longtemps hésité

Le premier amour est toujours le dernier
La première gorgée si dure à ravaler
Passent les semaines
S'envolent les années
Je vous ai regrettée

Impossible à effacer
Difficile à oublier

Le premier amour est toujours le dernier
Vierge de passion épris de liberté
Au bord du chemin
Après des années
Je me suis arrêté

Le premier amour est toujours le dernier
Ma mie ma forêt mon élixir sacré
La vie fait son oeuvre
Ranime les regrets
Vus m'avez tant manquée

Le premier amour est toujours le dernier
Fidélère sauvage à mon âme est liée
La peur du vide
Fait tout recommencer
Je suis venue vous chercher

Impossible de refuser
Difficile à éviter

Le premier amour est toujours le dernier
Ah le vieil adage au parfum démodé
She's so lovely
Sur la pointe des pieds
Je suis venu vous chercher

# Posté le dimanche 11 mars 2007 13:46

Modifié le samedi 24 mars 2007 08:15

La parole est au chômage

La parole est au chômage
J'écoute les voix enregistrées au fond du bar. J'étais malade et je n'ai pas assisté au café de parole. Je me suis assise par terre, dans mon bureau, j'écoute les voix. Je les reconnais. J'en suis émue.
Ils sont peu nombreux et commencent par dire et redire l'absence de solidarité. Les paroles s'activent autour du manque. Ne pas... ne plus... les voix baissent. Fini le temps où la dureté de la vie ouvrière trouvait sa compensation dans la force du groupe. C'est cette énergie qui manque. Et chacun de se rappeler ce qui n'est plus : l'entraide pour celui qui se marie, à qui l'on donne casseroles et paires de draps; les quêtes pour les naissances, les deuils, les traces du temps qui passe. L'usine alors comme une extension de la famille car c'est bien là, d'abord, qu'on marque ensemble les étapes de la vie.
La famille comme premier lieu de la solidarité, c'est ce qu'affirme Didier. La transmission y trouvait son lieu de prédilection. Ne pas... ne plus... Tout au long de l'enregistrement, j'entends le son de la télévision, reconnaissable, intarissable, derrière leurs paroles qui se cherchent. Leurs voix n'en sont que plus fragiles. Aujourd'hui, remarquent-ils, elle a pris la place privilégiée dans les familles, le moment des repas. J'imagine aisément. On avale les images et , comme on ne parle pas la bouche pleine... silence ça tourne ! Les images défilent, on les gobe. On n'en parle pas. On ne se parle plus. D'ailleurs, on ne tire plus non plus les chaises sur le pas de la porte, le soir, pour discuter avec les voisins, pendant que les enfants jouent. Un temps où la parole pouvait voleter de l'un à l'autre, où pouvaient se dire les joies et les peines de la vie, au jour le jour, avec les anecdotes et les petites choses du quotidien.

La parole a besoin d'un temps humble. Elle prend appui sur le silence des jours qui passent. Mais comment encore trouver l'espace et le temps pour cette parole humaine ? Aujourd'hui, les tâches à l'usine sont vérifiées, comptabilisées, assorties de primes et du vent des fausses responsabilités. Il faut en faire plus. Il faut faire mieux. Etre "leader"... Et quand on rentre à la maison, il faut encore faire et faire.

La parole a besoin du rien où se poser.

La parole est un risque. Celui des "mots vrais" comme dit Christianne. André questionne "est-on capable d'exprimer à l'autre ce qu'on ressent dans une situation ?" Derrière la parole "crue, parfois provocatrice", Didier dit son besoin de casser les faux-semblants, l'hypocrisie des discours. Et tous les trois s'aventurent là dans une parole forte. Ils sentent qu'elle est un levier. Peut-être celui du manque tant pour que les liens à nouveau se tissent, pour que chacun se sente exister, tout simplement, dans les yeux des autres, sans avoir des fausses marques de reconnaissance accordées par l'usine, sans rester sept mois à l'hôpital, comme Didier, sans que personne ne prenne de nouvelles. On existe pour qui ?

Chez ces trois là, étrangement, la même pratique silencieuse, la peinture. Je les écoute. Les voix changent de tonalité. On a franchi un seuil. Une confiance. André anime l'atelier où les uns et les autres découvrent "qu'ils sont capables", dit bien comme il faut souvent remonter à l'enfance pour retrouver le geste empêché par les préjugés sur l'art. Christianne qui a osé accrocher, pour la première fois, un pastel sec de sa composition dans un café, ajoute que "lorsqu'on est fils ou fille d'ouvrier, on croit qu'on n'est rien, que ce n'est pas pour nous". Didier, lui, utilise fusain et gouache pour des paysages, et des portraits, pour sa famille... Ils peignent et ils parlent, tous les trois. Est-ce que la pratique de cet art leur a donné l'audace de la parole ? Toujours est-il que le désir est dans l'air, bien palpable, celui d'une vraie parole partagée. Une parole libre. La seule qui permette d'être singulier et semblable à la fois, humain parmi les humains.

Le chômage de la parole, aucun programme électoral n'envisage de le combattre.
Pas rentable pour les gouvernements, et périlleuse de surcroît, la parole.
Alors prenons-la.

Jeanne Benameur
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# Posté le vendredi 23 mars 2007 18:42

Modifié le dimanche 25 mars 2007 10:14